Du temps que j’étais jeune lycéen dans une école, rue Lama-Feing, cour SIL, dans un quartier peuplé de dogues à chaque coin de rue, j’assistai un jour à un cours de Français dont le souvenir m’est revenu récemment. Bien que très turbulent à l’époque ( J’ai honte de l’avouer. Mais personne n’est parfait), je décidai d’être sage le jour-là et d’être attentif au cours de Mr. A.(C’est comme ça que nous allons appeler le prof, A. )

Vous me dites: ” A quoi nous servent les aventures d’un lycéen en cours de Français?”

Espèce d’impatients!

En fait, je cherchais désespérément sur quel concept pourrait reposer une vie super organisée, vous voyez le genre modèle d’ architecture de Von Neumann. Et BIM! Je me suis rappelé ce que le Mr. A. avait dit. C’était un moment Eurêka(voir Archimède), un moment pomme(voir Newton). C’était une révélation. C’était une transfiguration. C’était une épiphanie. Bon, je m’égare.

Le concept de Mr. A. est simple. Il s’agit de distinguer clairement l’important, le nécessaire et l’urgent.

J’avais suivi le cours de Mr. A. ce jour-là. Mais l’avais-je vraiment médité? L’avais-je vraiment intégré? L’avais-je même appliqué?

Nous sommes nombreux à passer notre Temps à réaliser des tâches importantes voire nécessaires mais pas tout à fait urgentes. Et finalement, on se retrouve avec très peu de temps pour ce qui est pressant. Une hiérarchisation(organigramme, diagramme, échelle, pyramide… ce que vous voulez, quoi) s’impose in toto. Avec cette hiérarchisation comme boussole, on pourra dire avec l’empereur romain: veni, vidi, vici.

L’absolu est-il peut-être pour chacun dans la réponse à la question existentielle: ” Qu’est-ce donc que pour moi l’urgence? “

(Photo by Shalom)

Ecrit par: Kodjo Casimir ATOUKOUVI

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