Je suis africain. Cette information n ‘est pas d’importance planétaire. Mais ce rappel est motivé par une raison qui se traduit par cette question stupide : est-ce que les Africains savent qu’ils sont africains ?
Vous me dites: ” Qu’est-ce qu’ il a ce quidam à poser une question aussi banale comme s’il s’agissait d’un dilemme cornélien ?” Calmez-vous, ami lecteur. Ce blog n’a pas pour but de vous importuner.

Revenons, est-ce que les Africains savent réellement qu’ils sont africains ? Je vous entends rétorquer ” Je suis togolais. Le Togo est sur le continent africain , ergo je suis africain.” D’accord, logique. Problème résolu, on vient tous de découvrir que les Africains savent qu’ils sont africains.

Comment ça problème résolu ? C’est tout ?Non, mais , vraiment, tout ça pour ça ?Ah, comme tu es si perspicace, lecteur de Kaahra ! Bien sûr que le tour de la question n’est pas encore fait. Notre africanité ne devrait pas se limiter à des considérations géographiques. Ça va au delà de ça. Panafricanisme, c’est le mot.

Voici ce que mon Wikipédia( technologie oblige,je n’ai plus de dictionnaire) me donne comme définition de ce mot: ” Le panafricanisme est un mouvement et une idéologie politiques qui promeut l’indépendance totale du continent africain et encourage la pratique de la solidarité entre les Africains et les personnes d’ascendance africaine, où qu’ils soient dans le monde, indépendemment de leurs origines ethniques, leurs appartenances religieuses, ou leurs apparences physiques. ” Au vu de cette définition, ça va de soi que tout africain est panafricain. Oui, mais c’est seulement au vu de cette définition. La réalité est toute autre.

Nos éducateurs n’en parlent pas, notre élite ne se sent pas concernée non plus. Mais, qu’est-ce que nous sommes sans notre culture ? Comprenons qu’être africain, c’est d’abord et surtout une question de culture. Beaucoup d’hommes ont essayé de nous conduire vers cet idéal. C’ était le combat de W. E. B Du Bois, Patrice Lumumba, Sylvanus Olympio, Thomas Sankara, Kwame N’krumah et d’autres grands noms encore. Mais ce n’est pas que leur combat. Ça doit être aussi le combat de Koffi, le voisin d’à côté, de madame Koffinɔ, la vendeuse d’ Ayimolou (riz préparé avec du haricot) et de Afi, l’étudiante en droit.

Mandela disait : ” l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. ” Cette éducation doit converger vers notre vision et refléter nos aspirations d’abord en tant qu’individu mais aussi en tant que peuple. Apprenons plus sur nous-mêmes. Ouvrons nos livres d’histoire, armons-nous de science.

Written by: Kodjo Casimir ATOUKOUVI

Leave a Reply